Dimanche 22 juin 2008

Me voilà de retour à Caen. Malgré moi. Grâce à moi? Je ne sais pas si au fond je veux revenir me terrer dans ma petite maison, même si c'est la maison la mieux du monde. Acquérir une indépendance c'est bien trop libérateur pour moi, alors revenir chez ses parents c'est un peu comme un échec. Et me séparer de TOI c'est un peu comme une petite mort. "Les jours s'effacent et se ressemblent, on dissimule nos souffrances par peur de trop y penser..."

Tout va très bien madame la marquise, si je trouve une colocataire pour la rentrée c'est le pied d'enfer, parce que :


1° Je serais à Caen, donc pas besoin de me déplacer en voiture. Gros avantage en terme de beuverie.
2° Je serais à Caen, donc pas besoin de me déplacer en bus vert. Gros avantage en terme de levage plus tardif le matin.
3° Je serais indépendante puisque les bourses scolaires sont gentilles avec moi et la CAF aussi, grâce à Dieu les APL existent !! Hallelluyia !!
4° Je serais en colocation avec espérons-le une amie très sympa avec qui je pourrais parler et rire, et boire si le coeur lui en dit.


Que les intéressés se manifestent.



Problème supplémentaire : Où travailler cet été? Il me faut absolument un salaire décent si je ne veux pas avoir à demander trop de sousous à mes parents l'année prochaine. Alea jacta est. Donc, qui pourrait me pistonner se manifeste de même. Vous bossez ou vous cet été? Quelqu'un aurait pas un plan pour moi? S'il vous plait !!

Bref. Tout ça pour dire que je suis de retour. A Caen. Avec vous. Qui peut manger le midi au RU avec moi lève la main. Je ne sais pas vraiment si ça va me plaire, mais la vie fait son bonhomme de chemin. On verra bien.

See you soon.

par Marie
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Samedi 7 juin 2008
Ce soir je me sens seule et j'ai bu. On a parler de choses beaucoup trop enfouies pour etre avouées. Mais c'est vrai je suis une solitaire. Une sale égoiste comme on pourrait dire. Une qui ne pense qu'à ça gueule. Qu'à voyager et qu'à aider. Et ça nous a amener ou d'aider les autres comme dirait un certain connard de prof d'histoire hein? Moi je ne manque pas aux gens mais les gens me manque. Je vous l'ai dit. Vous me manquez. Voilà. Je suis loin et vous me manquez et je ne pourrais jamais réaliser mes reves. Et je dis ça et peu a peu ces reves m'échappent. Ou ils me rattrapent. Tant pis dans quel sens on prend les choses. Je ne sais plus qui je suis voilà. Et plus je me prends à penser et moins je sais qui je suis. Adios mi amigos. On se reverra en enfer. Ou en Argentine, si vous avez le courage de me suivre. HASTA LUEGO...
par Marie
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Jeudi 3 avril 2008
Depuis trois jours je pleure souvent. Je me traine et je déprime. Questions habituelles et rhétoriques qu'il n'est même plus besoin de présenter : Qui suis-je que sais-je ou suis-je ou vais-je pourquoi comment avec qui. J'ai une grosse boule de poils coincée dans la gorge. J'ai appris que j'avais un controle d'espagnol. J'ai appris que je ne savais que des choses apprises. J'ai appris que ça n'allait pas bien à caen, et j'ai constaté que cela me désolait. J'ai surtout remarqué que je me sens parfois infiniment seule, comme si je tombais dans le vide et que je ne rebondissais que sur moi, sur moi et moi seule. COmme si j'étais piégée dans mon tout petit studio, dans notre tout petit studio, et qu'affolée je n'arrivais meme pas à trouver une occupation. Je fume, je fais la vaisselle, je bois du lait, je regarde la télé, j'allume l'ordinateur et je l'éteins. Je n'ai absolument pas envie de me trovuer à la fac en ce moment même. J'ai envie de soleil et de marée humaine HUMAINE. Et si je rentrais chez moi, tout simplement? Me glisser dans le lit chaud où je passe la plupart de mes matinées et de mes midis.

C'est jamais novateur. Je ne fais aucun effort. Je ne suis motivée par rien, pour personne. A quoi bon? Je suis seule au monde, comme chanterait le chanteur au nom d'oiseau.
par Marie
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Mercredi 5 mars 2008
Seulement que je m'ennuie gravement sur cet ordinateur alors que je pourrais être en plein développement de belles photos, de belles images. Mais le monsieur qui ouvre la porte est en réunion jusqu'à 16h ce qui signifie que j'ai  séché l'heure de 14h à 15h inutilement et que je  n'aurais pas le temps de faire tout ce que je veux. Développer deux pellicules aux ISO différents et tirer quelques photos des animaux-machines. Trop triste de ne pas pouvoir faire ce qu'on avait prévu de faire depuis longtemps. Pas grave, j'irais peut-être demain, si j'ai un peu de temps avant de faire la sieste, ou Vendredi, entre 13h et 16h, si le secrétaire est là. je devrais me faire un labo perso. ça me couterait très cher et je n'en aurait pas un énorme besoin mais les caprices vous savez parfois... Là tout est gratuit et à disposition, mais le Monsieur n'est pas là de 14h à 16h, aux heures où justement je voulais avoir la disposition de ce lieu. Tant pis, je me calmerais tout à l'heure, réflexion faite j'en ai marre et tchao bye bye.

Embrasser Boris. Développer des photos de vos visages souriants. Manger des ailes de poulets en amphithéâtre. Acheter deux compotes de pommes. Echanger 7 centimes en pièces de 1 contre une pièce de 10 centimes. Voler des jonquilles planter le long de la route. Croiser des pies. Attendre le bus face à un cimetière. Se poser des questions sur son avenir. Convoiter les jonquilles blanches à l'intérieur du cimetière. Être épié par une vieille arrosant la tombe de son défunt mari. Etudier le romantisme en cours d'histoire de la peinture moderne. Se rappeler Sleepy Hollow. Avoir une envie frénétique de le revoir. Avoir une envie frénétique de revoir La Science des rêves. Recevoir des textos de Bon anniversaire. Se demander par quel miracle on a son semestre, en si bonne position de surcroît. Ne pas avoir envie d'aller faire les courses. Regretter de n'avoir pas pris les sacs de courses énormes qui s'entassent, étant oubliés à chaque fois et rachetés à chaque fois. Attendre que l'eau du riz bouille dans les bras de Boris. Le faire rire en le chatouillant avant qu'il ne s'endorme. Faire passer le temps avec un clavier sous les doigts. Ecouter les arbres bouger sous le vent. Fairerire une amie tirste en la dessinant dans sa ferme future.
Dialoguer avec du papier toute la journée. Se monter des chimères. Démonter ses chimères. Avoir l'impression de retrouver tous ses vêtements dans la rue, au réveil. Manger du pain sortant du fournil. Regretter d'avoir un nom associé à une sainte, vierge de surcroît. Attendre, desespéremment, en sautillant sur place, le bus, que quelqu'un ouvre ou que Boris revienne. Avoir envie de me balader près de l'Erdre avec lui. Avoir envie d'aller à la fac à pied, le long de l'Erdre. Ne pas voter pour les municipales. Être heureuse que beaucoup soient venus pour la fin des vacances. Vouloir retrouver l'ambiance d'Auch cet été. A Auch de nouveau? En Espagne? Au boulot? En Europe? Avec vous? Avec toi? Quelque part en tout cas et tant pis pour l'argent. Je vendrais bien la peau de l'ours avant de l'avoir tué mais je n'arrive même pas à supporter l'image d'un archéologue dépeçant un éléphant, ni celle d'un jeune homme abattant un élan. Mercredi, Les Pouces du Panda. Vendredi, dernier délai pour envoyer ma nouvelle sur le rouge. Plus que 40 minutes avant de pouvoir me ruer au labo. Espérons que la réunion ne dure pas plus longtemps que prévu. Je fulmine. 

A bientot
par Marie
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Dimanche 6 janvier 2008

Une fois j'avais écrit : "Sans lui, on est plus rien". Je crois que c'était à propos de mon agenda je crois, mais ça se voulait à double sens. Oublie l'agenda. Sans toi, je ne suis plus rien. Tu m'apportes tout en fait, tout. L'affection, la confiance en moi, l'humour, la jalousie, le plaisir, la bétise que j'aime tant. L'amour en fait, c'est comme ça qu'on dit? Ce mot parait creux par rapport à ce qu'il exprime. 

Mon dieu ce que tu peux me manquer. :'(

P1060086.JPG
Sans lui, on est plus rien.

par Marie
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Dimanche 6 janvier 2008

Mon petit poussin est parti retrouver ses cahiers dans P1010012.JPGnotre petit nid douillet de Nantes. Il est parti le préchauffer avant que je n'y rentre à mon tour. Il faudrait, à son image, que je révise d'inombrables pages. Mais c'est dur, alors je pleure ou je m'ennuie. Alors je me raccroche à des puérilités. La peinture (infantile), des recherches d'orientation (dans lesquelles je ne serai jamais prise), des écritures (niaises). Je n'ARRIVE PAS à me motiver pour quoi que ce soit. Je ne peux pas me valoriser. Je me demande tous les jours comment on peut s'intéresser à moi. Je rumine ma condition. Je n'essaie pas d'essayer. 

Je je je.
IMGP1102.JPG
 
Tout ça n'est qu'un jeu, ça finira comme toujours par un GAME OVER dégoulinant à la peinture rouge sang...

par Marie
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Jeudi 3 janvier 2008

Où j'écoutais les Cramberries et où je pensais que le monde ne pourrait jamais et ne serait jamais heureux pour moi, pour nous. Parfois on défétise à mort et finalement ça fait du bien. D'ouvrir les yeux. De paniquer. De se rendre compte...
Ce monde est pourri jusqu'à la moelle mon vieux. "La vie est belle le monde pourri"


Ecrase ta clope contre ma joue et observe le résultat. C'est pas un peu ça qu'on fait subir à tout un continent? Lui écraser une clope bien fumante sur le coin de la gueule hein? Quand je dis "tout un continent" je suis sympa hein. T'as oublié tous les autres là. Bref, je chiale, normal. 

J'en ai marre d'etre ici, pourrie par l'argent et le non sens. POurrie par le stress et la connerie. Tssssss achève moi, achève nous s'il te plait avant qu'on ne redémarre une catastrophe bien pire.

"Et c'est parce que j'm'achète des fringues qu'y'a des enfants qui crevent au taffe"

En plus jouasse, je vais aller courir dans un champs de blé sous un soleil tout rond des que je reverrais ma petite Camille. Même si c'est en pensée, ça sera génial. Bisous....

tempete.JPG


"It's not my imagination, not my imagination not my imagination

Not my not mynot my not my not mynot my"

par Marie
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Mercredi 2 janvier 2008

A l'heure où je vous parle je devrais probablement être en train de réviser l'âge du fer ou celui de la pierre polie, l'iconographie de la Vierge ou l'histoire d'Hammourabi....
A l'heure où je vous parle mon chat ronronne sur mes jambes et ma marmotte couine sur mon nez...
A l'heure où je vous parle j'ai la tête épuisée mais je me souviens en souriant de cette nuit du 31 décembre 2007 au 1er janvier 2008.
A l'heure où je vous parle je voudrais vous revoir...
A l'heure où vous me lirez je serais surement en train de dormir... Ou de pleurer. C'est désespérent de ne rien savoir faire, c'est deséspérant la fatigue. C'est desespérant sans Boris...

les-parents-amoureux-et-papayes.jpg

par Marie
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Dimanche 2 décembre 2007

Demain je ne sais pas si je serais à nantes ou encore ici, à caen. Mais ça va, je vais bien. Je ne réalise pas encore tout a fait que j'ai flingué le moteur de la voiture familiale, et j'ai un portable. J'aime bien les touches de collages dans les dessins à l'encre, même si les miens sont catastrophiques. Je vous ferez signe quand ce sera la fin, ne vous inquiétez pas. En attendant je vais aller transférer tout ce qu'il est possible de transférer sur mon nouvel ordinateur... See you soon if you want...

par Marie
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Lundi 29 octobre 2007

Les doigts muets.
Je suis rentrée. Plus tôt que prévu. Le desespoir infantil en moi. J'ai des accès de paniques et ça me panique

Malgré ma taille et mon âge, je ne suis qu'une gamine qui demande de l'attention.

J'avais besoin de ma maman, de mon papa, de ma maison, de mon chat, de mon lit, de mon jardin de mes amis, de tout ce que je connais, du parquet tiède sous mes pieds, du ciel humide de Normandie, de l'odeur de ma marmotte, des champs de maïs pas encore tout a fait coupés. 

Un coup de panique insurmontable. Le coeur lourd comme une pierre. Le sentiment de solitude qui vous prend, qui vous enveloppe, qui vous domine, qui n'est alors plus que le seul sentiment existant, horrifiant, inexprimable. 
Quand tu te sens seul, tu te sens petit. Tu te sens sale. Tu te sens inhumain, insignifiant, ininteréssant. Tu ne te sens plus vivant.

Je panique, je panique, comme si j'allais me noyer parmis cette foule que je ne connais pas, dont je n'arrive pas à me rendre familier un seul visage, toutes ses identités inaccessibles. Ces lieux que je n'arrive pas à m'approprier, cette marée inconnue qui déferle sur moi, qui m'aspire vers le fond, qui m'emplie la bouche, qui m'empèche de crier et de respirer. Comme si je me débattais infiniment avec moi-même pour sortir de là, pour remonter à la surface, mais c'est plus fort que moi, ça me prends les trippes et ça me pousse à fuir. Loin. Revenir

A force de jouer aux grands on s'en mord les doigts.
clem-photos--53--copie-1.JPG
photo de Clem du dessin de Clem (que je coucoute par delà l'Atlantique)

par Marie
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