Lundi 29 octobre 2007

Les doigts muets.
Je suis rentrée. Plus tôt que prévu. Le desespoir infantil en moi. J'ai des accès de paniques et ça me panique

Malgré ma taille et mon âge, je ne suis qu'une gamine qui demande de l'attention.

J'avais besoin de ma maman, de mon papa, de ma maison, de mon chat, de mon lit, de mon jardin de mes amis, de tout ce que je connais, du parquet tiède sous mes pieds, du ciel humide de Normandie, de l'odeur de ma marmotte, des champs de maïs pas encore tout a fait coupés. 

Un coup de panique insurmontable. Le coeur lourd comme une pierre. Le sentiment de solitude qui vous prend, qui vous enveloppe, qui vous domine, qui n'est alors plus que le seul sentiment existant, horrifiant, inexprimable. 
Quand tu te sens seul, tu te sens petit. Tu te sens sale. Tu te sens inhumain, insignifiant, ininteréssant. Tu ne te sens plus vivant.

Je panique, je panique, comme si j'allais me noyer parmis cette foule que je ne connais pas, dont je n'arrive pas à me rendre familier un seul visage, toutes ses identités inaccessibles. Ces lieux que je n'arrive pas à m'approprier, cette marée inconnue qui déferle sur moi, qui m'aspire vers le fond, qui m'emplie la bouche, qui m'empèche de crier et de respirer. Comme si je me débattais infiniment avec moi-même pour sortir de là, pour remonter à la surface, mais c'est plus fort que moi, ça me prends les trippes et ça me pousse à fuir. Loin. Revenir

A force de jouer aux grands on s'en mord les doigts.
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photo de Clem du dessin de Clem (que je coucoute par delà l'Atlantique)

par Marie
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Dimanche 30 septembre 2007

Et je retournerai, la queue basse et le museau humide, dans ma niche de 9 mètres carrés, après un weekend dans ma ville natale sans avoir vu personne.
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Je savais d'avance que nos chemins seraient écartelés, mais je pensais encore qu'ils se recroiseraient parfois. J'exagère toujours à mort et je m'en veux, un (tout petit) peu. Seulement, passer ses journées toute seule dans une nouvelle ville énorme me paraît insurmontable, et la joie que je me fais à l'idée de vous revoir reste une source de motivation... Jusqu'à ce que... Je tourne en ville seule avec Boris seul, les queues basses et les museaux humides. 
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Je ne vous courrai donc pas après et ne vous demanderai plus de nouvelles sans réponses, je ne vous enverrai plus de petits messages déprimés le soir, sauf à quelques excéptions qui se reconnaîtront et qui apprendront par la même occasion que leurs petits messages de temps en temps me font plus de bien que n'importe quelle attention. 
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Je m'en retourne donc, la queue basse et le museau humide, lire mes livres et manger mes chips, en oubliant comment c'était avant, en me fondant dans ce que sera après, MA vie seulabre d'adulte blasée.
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Vous les copains je n'vous oublierai jamais...

par Marie
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Dimanche 23 septembre 2007

La solitude amène bien des choses. Je dévore des lectures sérieuses et décalées à la fois, des choses qui vous mettent mal à l'aise, entre le dégout, la colère, la tristesse, la joie, l'amour et l'envie de dégueuler un peu aussi parfois. Des lectures de vie somme toute. J'aimerais partager mes heures entre trop de choses et c'est déchirant comme un bon livre. Les cours, l'amoureux, les amis, les nouveaux amis à se faire, les courses, le sommeil, la lecture, le cinéma, le théâtre, le sport, le travail scolaire, le travail économique, une association, la découverte de Nantes, les musées... Tu crois que c'est conciliable toi? Je mange mal et je me porte bien. je crois que je prends le temps. Ma cité semble vide. C'est dur de se dire que je vais vivre là, jusque là j'ai horriblement squatté le lit doux et chaud de Bobo. Je pense qu'en plus je devrais tenter d'écrire. Peut-être sans queue ni tête, mais j'ai envie, sans y arriver. Je découvre des classiques qui m'envoutent et j'oublie pour un temps la nouveauté. J'en ai déjà tellement qui s'impose d'elle-même. Je ne sais pas si ça ressemble à une nouvelle vie, mais elle prend en tout cas un virage radical. Je commence réellement à partir de lundi. Pour l'instant le quotidien reste le même, les vacances en plus. Au fond je suis très bien entourée. Mais qu'est-ce que j'ai des gouffre de solitude parfois. J'ai jamais su pourquoi je pleurais subitement et futilement, je vais bien, ne t'en fais pas. Je ne retournerais pas au St James. "On reviendra pas et merci pour le verre d'eau". J'aimerais faire enfin place à la profondeur mais tous ces mots restent desespérement superficiels. J'en demande trop surement. Un don ne se force pas. Je ne l'ai pas et tant pis. J'aurais rêvé savoir décrire les sentiments et le quotidien, en mots ou en images, mais tant pis, je regarde ceux qui le fond si bien avec des grands yeux admirateurs de gamine, et j'y prends beaucoup de plaisir. Je prends beaucoup de plaisir égalemment à découvrir mon nouvel amoureux. J'y trouve quelque chose de nouveau à apprécier tous les jours, et je l'aime, pour sûr. Je pense que BC et MT s'aimaient trop, et c'est un sujet qu'il faudrait que j'approfondisse en argumentant, parce qu'au fond j'en suis certaine. C'était pas un bel amour, c'était un amour fou et passionnel, un amour peuplé de joie et de profond desespoir, de profonde violence intérieure et malheureusement extérieure, de profonde haine aussi, puisqu'elle est si proche celle-là. J'aurais voulu ne pas faire cette réflexion vexante à la fin d'une si belle journée, et je m'en excuse encore. J'aime beaucoup le ciel bleu de Nantes et les bâtiments blancs et imposants de cette ville. Le soleil dessus, c'est très beau. Je me demande ce que peut être un hiver dans une ville. Heureusement que je t'ai tout à côté de moi, car j'ai besoin de toi, tout à côté de moi. Je vais vous laisser. ça fait long et c'est inintéressant. 

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par Marie
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Mardi 11 septembre 2007

Voilà, je pars. Dans une heure mon auto voguera sur la route qui me mène vers mon avenir proche. Il fait beau et ça donne très peu envie de quitter mon jardin ensoleillé. Ce soir je me blottirais dans ta couette, j'aurais surement très envie de pleurer mais tu vois je me retiendrai, parce que tu es beau et que j'aime te voir heureux quand je souris. Alors je me ferais une raison et mercredi matin je déballerai mes affaires dans un nouveau lieu à conquérir. Les conquètes? ça ne me va pas beaucoup. Heureusement que vous êtes là, et surtout toi, pour m'aider à m'acoutumer à mon nouveau chez moi. Ma voiture est chargée, et je suis partagée entre l'envie de sauter de joie et celle de fondre en larmes. J'opte pour le raisonnable, malheureusement, comme d'habitude, et je n'dis rien et je n'fais rien. Gros bisous à vous tous que je reverrai quand je reviendrai. Je vous aime...

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par Marie
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Mercredi 5 septembre 2007

Vous savez quoi? Hier encore j'avais la niaiserie de croire que le monde développait encore un semblant d'humanité. Depuis j'ai vu Hotel Rwanda, et j'ai appris que lorsqu'on venait en aide à un peuple en détresse, c'est qu'il avait un intérêt économique à nous apporter. Infamité suprême, ceux qui n'ont aucun intérêt financier, on les laisse crever. Je savais que le monde était régit par l'argent, mais jusque là, jusque dans cette bassesse indigne, cette corruption des coeurs et des esprits, ça me flingue. Putain d'Occident boiteux et grotesque, relève la tête et vois le monde, vois les yeux des enfants et les blessures de leurs parents. Regarde ces gens alignés en rang qui ne veulent qu'une chose : vivre décemment. Et regarde toi ton ignoble grandiloquence, ton infame 
capit(u)lisation, ton horrible grandeur pédente et indécente, oui, rééllement indécente. J'avais la suite de mon texte mais mon ordinateur a buggé. Je ne sais plus quoi écrire maintenant quec'est refroidi. ça me paraîs tellement impossible à exprimer, comme une peur panique au fond.
 

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"Les casques bleus n'ont rien pu faire.... Hey peuple d'occident, réveille toi réveille toi, car le matin en déjeunant c'est notre misère que tu bois hey hey hey peuple d'occident réveille toi réveille-toi, car si je viens maintenant c'est pour te prendre ce que je n'ai pas hey peuple d'occident..." Tryo


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Lundi 27 août 2007

Ne te dis pas qu'il est trop tard et que tes yeux se ferme tout seuls. Il te manque prudemment, et les jolis mots ne viennent plus. Pas eu le temps de le prendre. 

Je suis revenue intacte, bien que malmenée. J'ai acheté ma première tasse dans un marché de potiers, pour ma cité U, pour le nouveau. Il est tard et je ne sais pas quoi dire, sinon que c'est très désagréable d'écraser un animal.

Bonne nuit

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par Marie
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Jeudi 2 août 2007

C'est difficile en fait de savoir ce que je ressens au fond, là-bas, près du coeur je pense. Pas loin de l'estomac non plus. Tu sais tu peux plus manger, tu peux plus regarder les gens dans les yeux et souvent, la nuit, tu pleures. Demain matin, je m'en vais. C'est incroyable l'effet que ça me fait. Pourtant c'est peu, oui très peu, à peine trois petites semaines, entrecoupées de jours de congés, mais tu sais je suis encore petite, encore fragile, et parfois je m'effondre sur moi-même, je trouve injuste mon corps qui grandit et mon esprit qui se raisonne, je trouve insoutenable de chausser du 38 et d'avoir mon permis. Ce qui me manque formidablement au fond, c'est d'imaginer que je vous reverrais si peu, tous autant que vous êtes, j'fais ma fiere, ma grande, mon adulte, je pars vivre seule dans une grande ville loin de toute mon enfance, j'en ai des crampes et des faiblesses tu sais, et le plus dur c'est que c'est inexprimable
J'ai revu Manon hier soir. ça fait du bien, c'est un peu comme ma seule garantie. Je suis sûre de la revoir toute ma vie, de ne jamais la perdre de vue. Les vies sont si faciles à transformer, à isoler. ça me désole. Je mélange tout. Mais y'a les Cowboys fringants qui me parlent des enfants africains qui meurent de soif et là, si vous me voyiez, vous auriez de quoi rire.... Les petits fleuves qui fuient mes yeux s'intensifient et se taisent. 
C'est le vide. Encore lui. Sournois et laid. Parfois il est sublime, surtout le soir, allongée dans l'herbe, quand il se montre face à toi, noir et sintillant. Mais parfois aussi, il est blessant à en mourir. Tu veux l'oublier en t'occupant comme tu peux, mais il est latent, en toi, et quand tu te vide l'esprit, il réapparait, c'est le cas de la dire. La solitude qu'il induit. Les adultes sont seuls. Je ne veux pas grandir. Je veux continuer à vous voir, à rire, à pleurer, je ne veux pas me figer derrière les armures anti-sentiments et anti-sensations que les grandes personnes se construisent pour faire bonne figure et pour être présentables en société. Ma petite communauté. Voilà. Sans être jugée ni chatiée. 

Je vous aime. C'est dit tellement banalement. 

Je t'aime. T'es trop loin. Tu m'envoies les photos du narguilet? Reviens dormir avec moi..............................

Et j'écris pour mettre des mots que je ne trouve pas sur des sentiments que je ne réalise pas. Je tourne en rond dans une sphère inutile. Je n'aime pas les mots trop imprécis. Mais sans eux, en fait, je ne suis plus rien. Plus rien. Plus rien...

(Il ne reste que quelques minutes à ma vie, tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis, mon frère est mort hier au milieu du desert, je suis maintenant le dernier humain sur la terre... Les Cowboys Fringants.)

par Marie
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Samedi 28 juillet 2007

Mais qu'est-ce que j'fais là? Perdue dans l'univers entre l'infiniment grand, et l'infiniment petit... (Java)

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Je vogue en interne, égarée dans mes pensées poisseuses, comme un poisson qui tourne en rond dans son bocal, mes idées se ressassent sans cesse, en un vol de vautours voraces.... J'oublie le bien-être de boire le bonheur comme un bol de benco, et je le réapprends prudemment petit à petit dans tes pas de passant que je suis à la trace, qui me sauvent de la folie fanfaronne et de la perdition partielle. Même si je sais sans soucis que c'est comme ça la vie, je la rencontre de plus en plus souvent, je m'y confronte de plus en plus dangereusement, je côtoie les côtes caillouteuses et chaotiques des épreuves qui s'imposent et qui pleuvent pauvrement, tristement en tambourinant tant bien que mal contre les tympans torturés des enfants terrifiés et des adultes tétanisés, traumatisés et paniqués pour ne pas finir par la complainte du thé trop tiède. 

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C'est plus sonore dans mon esprit que logique sous mes doigts, demande pas trop d'explications, un autre jour peut-être tu comprendras, et alors tu auras de la chance parce que ce n'est pas le cas pour tout le monde. Je me roule radicalement dans ma langue, médicalement dans la démence, mécaniquement dans la prudence, malheureusement dans l'existence, sauvagement à outrance. Change pas d'sujet la route est droite, c'est dommagement pour ça que les gens restent dans la droiture et l'imposture, moi la première, moi la dernière, bien sûr c'est beau, les rêves des cerveaux, l'imagination fertile de la population infantile, mais la plupart du temps tu restes avec un goût amer entre les dents, celui du désir inaccompli et de l'envie mal assouvie. N'oubliez pas, parfois, de vous tromper de voie. Grandir dans la loi, c'est pas très personnel, grandir hors la loi, c'est pas vraiment criminel...

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Photos : Art de rue à Rouen d'un SDF patient qui gratte chaque jour le métal d'une porte privée. On aurait pu la repeindre, on a décider de le laisser rêver...

[L'éloge de la folie, la complainte des gens heureux...]

Demande à Robin des Bois ce qu'il en pense, tu songes pas que l'Occident devient trop 
(F)rance ?

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Photo : Rien à voir, souvenirs...

par Marie
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Jeudi 26 juillet 2007

Y'a Vic Fezensac à la radio, ça ça m'la coupe {même si j'en ai pas tiens}... 

C'est pour écrire tu sais, parce que ça fait pas mal de temps en fait, parce que les mots raisonnent plus pareil. Je ne les lis plus, je ne les vole plus de la bouche des autres, je n'en ai plus dans la tête, plus dans les doigts, plus sur le bout de la langue, plus dans la gorge et encore moins dans le coeur, ça c'est dommage. 
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Tu sais j'ai retrouvé des photos de mon enfance et ça ça redonne envie de voir les mots s'affairer en petites lignes ininterrompues. En petites fourmis jolies et noires qui vont à la recherche des miettes de pains pendant les grands pique-niques estivaux, ceux sur les nappes rouges à carreaux, qu'on a toujours du mal à orthographier tellement ils ressemblent pas à du français. Faudrait m'expliquer l'ethymologie de "pique-nique", ça doit être intéressant comme un gateau à la crême. 

Le vent souffle de folles bouffées de verdure sur mes vitres, et j'aime beaucoup les alitér-actions en vé (comme les col) et en èf. Ellles me font souffrir et vieillir et voler en fantasmer, en fait je les aime comme du fromage et des regards volages. Mais les plus dangereuses et les plus sensuelles, me semble-t-il, sont celles en èssssse. Tu sais, comme le serpent sifflant s'approche sans sommation de sa souris sauvage. Ou alors la phrase que ma grand'mère m'a apprise dans ma jeunesse : Si 666 sangsues sont sur ses sourcils sans sucer son sang, ses 666 sangsues sont sans succès.
Les éclatantes elles claquent et elles tappent. J'vais pas les faire toutes. 
T'as raison au fait : le piano, c'est très beau, beau bobo. 
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En relisant c'est ridicule. ça s'enfuit vite la magie des mots. On peut toujours être bouleverser en lisant un livre, en écoutant une belle chanson. Jouer avec les mots, c'est plus dur. De toute façon je suis plus observatrice qu'actrice. Je préfère lire qu'écrire. Ecouter que parler. Regarder que jouer, aux jeux vidéos, au théâtre, en sport. Prendre des photos qu'être dessus. Regarder des oeuvres d'art plutôt que peindre. Il faut bien des acteurs et des spectateurs dans la vie, non? Sinon ça se tient plus. Si tout le monde est acteur, alors à quoi bon? Dans quel but? Et si tout le monde est observateur, alors on regarde quoi? Le vide? Alors au fond il me va mon rôle, comme ça je me mouille pas trop et je ressens beaucoup. 
"Moi je suis du genre à pleurer quand je vois un lapin dans un champ alors...." (Moi aussi jolie Camilia
:) )
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Je sais jamais quand finir, ni comment. Trop habituée aux chutes théâtrales et aux fins emouvantes. Je ressens trop la misérabilité de tout ce que j'arrive à ressortir par rapport à ce que je peux ressentir...


You're gonna leaveeee !


Jérôme Boch, Le Jardin des Délices, sûrement un de mes tableaux préférés (le rapport? Aucun... ça te va?)

par Marie
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Jeudi 26 juillet 2007

De toute façon elle est bonne à rien. Prévoir? Pffff dans vos rêves, elle n'est bonne que dans la précipitation et l'improvisation totale. Résultat : imperfection bien sûr. Mal fini, mal commencé, baclé et superficiel, tout ce qu'elle entreprend se résume à ça. Elle ne pourra jamais regarder un de ses travaux et en être fière, elle ne pourra pas ressentir un sentiment d'achêvement. Le problême en fait, c'est qu'elle ne veut absolument pas travailler, voilà. Pas maintenant, et pas dans ce contexte. Elle a peur de qui et de ce qui pourrait la juger.  
Elle veut profiter avec vous. 
Passer un été au soleil, sur la plage. 
Dévorer des yeux ceux de son amoureux. 
Ne pas reprendre les cours à la mi-septembre. 
Arrêter de s'occuper de tonnes de papiers. 

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Dormir.

par Marie
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