Une fois j'avais écrit : "Sans lui, on est plus rien". Je crois que c'était à
propos de mon agenda je crois, mais ça se voulait à double sens. Oublie l'agenda. Sans toi, je ne suis plus rien. Tu m'apportes tout en fait, tout. L'affection, la confiance en moi, l'humour, la
jalousie, le plaisir, la bétise que j'aime tant. L'amour en fait, c'est comme ça qu'on dit? Ce mot parait creux par rapport à ce qu'il exprime.
Mon dieu ce que tu peux me manquer. :'(

Sans lui, on est plus rien.
Mon petit poussin est parti retrouver ses cahiers dans
notre petit nid douillet de Nantes. Il est parti le préchauffer avant que je n'y rentre à mon tour. Il faudrait, à son image, que
je révise d'inombrables pages. Mais c'est dur, alors je pleure ou je m'ennuie. Alors je me raccroche à des puérilités. La peinture (infantile), des recherches d'orientation (dans lesquelles je ne
serai jamais prise), des écritures (niaises). Je n'ARRIVE PAS à me motiver pour quoi que ce soit. Je ne peux pas me valoriser. Je me demande tous les jours comment on peut s'intéresser à moi. Je
rumine ma condition. Je n'essaie pas d'essayer.
Je je je.

Tout ça n'est qu'un jeu, ça finira comme toujours par un GAME OVER dégoulinant à la peinture rouge sang...
Où j'écoutais les Cramberries et où je pensais que le monde ne pourrait jamais et ne serait jamais heureux pour moi, pour nous. Parfois on défétise à mort et finalement ça fait du
bien. D'ouvrir les yeux. De paniquer. De se rendre compte...
Ce monde est pourri jusqu'à la moelle mon vieux. "La vie est belle le monde pourri"
Ecrase ta clope contre ma joue et observe le résultat. C'est pas un peu ça qu'on fait subir à tout un continent? Lui écraser une clope bien fumante sur le coin de la gueule hein?
Quand je dis "tout un continent" je suis sympa hein. T'as oublié tous les autres là. Bref, je chiale, normal.
J'en ai marre d'etre ici, pourrie par l'argent et le non sens. POurrie par le stress et la connerie. Tssssss achève moi, achève nous s'il te plait avant qu'on ne redémarre une
catastrophe bien pire.
"Et c'est parce que j'm'achète des fringues qu'y'a des enfants qui crevent au taffe"
En plus jouasse, je vais aller courir dans un champs de blé sous un soleil tout rond des que je reverrais ma petite Camille. Même si c'est en pensée, ça sera génial.
Bisous....

"It's not my imagination, not my imagination not my imagination
Not my not mynot my not my not mynot my"
A l'heure où je vous parle je devrais probablement être en train de réviser l'âge du fer ou celui de la pierre polie, l'iconographie de la Vierge ou l'histoire d'Hammourabi....
A l'heure où je vous parle mon chat ronronne sur mes jambes et ma marmotte couine sur mon nez...
A l'heure où je vous parle j'ai la tête épuisée mais je me souviens en souriant de cette nuit du 31 décembre 2007 au 1er janvier 2008.
A l'heure où je vous parle je voudrais vous revoir...
A l'heure où vous me lirez je serais surement en train de dormir... Ou de pleurer. C'est désespérent de ne
rien savoir faire, c'est deséspérant la fatigue. C'est desespérant sans Boris...