Imagine toi, à 19 ans, après un an de Fac et un an de boulot de facteur, partir en stop, sur la route.
Traverser seul l'Espagne, faire escale au Maroc, passer par l'Algérie, puis par la
Tunisie, cheminer à travers la Libye, puis l'Egypte, l'Israël, la Jordanie, l'Irak, l'Iran, l'Afghanistan, le Pakistan,
l'Inde et le Népal.
Imagine ces pays qui n'étaient alors pas en guerre.
Aller comme retour. Stop, bus et trains bondés parfois. Une épatite qui t'arrête un mois dans un hôpital indien, après t'être fait sauvé, évanoui par terre, dans la rue.
Imagine toi, après une imobilisation forcée dans un hôpital, repartir dar-dar au Népal et vivre dans un monastère, parmi les moines
boudhistes.
Imagine tes parents qui ne savent pas où tu es et qui reçoivent par la poste ton echarpe et ton duvet. Imagine le long retour en bus.
Imagine tes souvenirs après ça. Et ton epanouissement personnel. Le chemin de la construction intérieure.

J'aimerais bien marcher sur les pas de mon oncle.
les ptites notes dans ma tête. La nostalgie des souvenirs. Ouais ils me rattrapent souvent ceux-là, surtout quand je sais pas quoi faire. Surtout quand je fais rien. Ils
valent le coup bien sûr, mais ils font drôlement mal aussi. Ils existent immateriellement mais ne le seront plus jamais dans les faits. Ils sont rééls oui, mais pas concrets.
Ils sont passés. Ils étaient.
Tu demanderas à ta Maman ce qu'elle ressent quand elle te revoit tout petit sur les photos jaunies. ça ressemble à ses yeux à ce moment là, la nostalgie. Et ta
Grand'mère, quand elle te raconte sa rencontre avec ton Grand'père. A chaque fois que j'y repense, je pleure à sa place tiens.

Y'a trop de gâchis aussi dans tous ces souvenirs. tant pis, ça devait être comme ça. Dommage pour moi je ne suis ni fataliste ni déterministe. ça aurait donc pu être autrement. C'est ça qui fait
le plus mal sûrement.
Essaie de mettre les mauvais de côté, mais évite de te remémorer tout le temps les bons. Invente toi un futur plutôt.
Et puis va dormir tssss.
ça engage à pas grand chose et finalement ça rend heureux.
J'aime passer des heures à ingurgiter des images et des textes, ça me fait à chaque fois pleurer mais j'en ressors avec un nouveau point de vue, une nouvelle
sensibilité, une nouvelle culture. Donc j'aime beaucoup.
Quand la dame à vos côtés pleure pendant deux heures, c'est dur de ne pas vous y mettre. Déchirant un père qui pleure... Même si c'est pas le
vôtre.

Il fait beau et puis il pleut à torrent. Quand je dis "il fait beau", c'est pas vraiment vrai en fait, il fait un peu moins moche quoi. Quand je suis dans mon lit et
qu'il pleut à torrent dehors, j'adore ça, vraiment. ça me rappelle les vacances dans la caravane à Cherbourg avec Manon, et puis la p'tite souris qui me
donnait quatre fois plus que chez moi. ça me rappelle les vacances à Bénodet avec Méloue, et les quinze jours de cordes d'eau qui s'élançaient sur la toile de
tente. Les quizz des magazines de filles et le p'tit vendeur de la maison de la presse.
ça me donne le sourire avant de dormir, ou en me réveillant.
Et puis cet après-midi, j'ai beaucoup aimé te voir. :) Pour de vrai...
Gypsy Caravan
Putain on a perdu notre humanité. Elle brûle dans leurs yeux, sous leurs mains, dans leur musique. Nous on l'a complétement oublié derrière notre empressement,
notre soif d'aller vite et de ne plus vivre.
Ils vivent et font la fête, malgré leur pauvreté et leur lutte contre le racisme.
Leur sensibilité et leur courage réunis, leur force de vivre, ouaouw. J'ai pleuré tout le long. Rien qu'à la première chanson....

Devant toute cette beauté mes sens ne peuvent pas tenir. Mes nerfs en prennent un coup. C'est dur à définir en fait, cette force dans leur être.
On ne se retient pas.
Et nous pauvres "occidentaux" qui avons perdu toute notre culture, renié toutes nos racines, oublié tous nos principes. La philosophie est bien loin maintenant.
J'veux d'la tendresse.
Quatre petits jours dans les salles de ciné.
Il ne fait pas beau dehors. ça tombe bien, on aura moins de regret. Dans la salle obscure, contre le velours des fauteuils il fait bon vivre. La liste est
longue, j'en ferais un petit programme.

Le feu d'artifice était comme tous les
feux d'artifice de villages. Mais j'aime bien, et puis les années yéyé, yeahhhhhh !!
"So Darling, darling standddddd by me, stand by me, stand byyyyy me !!!"
(Ben E. King). Je ne connaissais en fait que la version de Saez, et l'originale est nettement plus enjouée quand même (rien d'étonnant à cela).
J'ai rien à dire en fait, j'veux juste déposer des impressions que j'ai déjà oublié. Vous savez, le genre de truc où vous vous dites : ça, faudra que je le raconte... ça faudra que je l'écrive,
même en tout ptit, même dans un coin, ou juste en titre, mais ce détail de vie faudra que je le relève.
Moi ça m'arrive souvent, et souvent je l'oublie.
La mer était belle à Granville hier. Je crois que je suis prise, et ça me fait du bien.

Allez, je file !
Goodbye Bafana, Le Scaphandre et le papillon, Boulevard de la mort, Le Bonheur d'Emma, Made in Jamaica,
I don't want to sleep alone, Persepolis, Gypsy Caravan.... Et tout ça en quatre jours, faut s'y mettre des maintenant !!
Vienne qui veut. Je vous redirai. Tchouss !

J'ai de la flûte de Pan dans les oreilles et ça me donne sauvagement envie de partir voir le Pérou. Machu Pichu, comme dans la salle
d'Espagnol. On se cloître chez soi tout en sachant qu'on aime pas ça. Mais on a pas le courage de se bouger. Tant pis, ça permet de consulter La Redoute et de faire
sa consommatrice, des fois ça fait du bien aussi. Se noyer dans l'avoir plutôt que dans l'être, faut dire que mon être, il se ramenuise beaucoup.
J'aimerais bien avoir le charisme des intellectuels fiers de leur savoir, des vieilles dames qui ne se nourrissent que de
leur jardin, des idéologistes sûrs de leur cause, des chanteurs diseurs de vérités, des beaux acteurs, des
grands réalisateurs, des poêtes sans queue ni tête..
Je n'ai que le charisme d'une huître. Et encore... J'aime pas les fruits de mer.
Au coeur de la grande ville je vais me faire piétiner tiens. Cité Berlioz. Fac de Lettres, Langues et Sciences humaines. ça paraît immense, intense, insondable et
insurmontable. J'vous inviterai dans mon neuf mètres carrés. J'aurais préféré qu'ils soient ronds ces carrés. Pas grave, on vous casera
dans les coins.
:)
(Entre grandes parenthèses : j'écoute un vieux CD de Samba de mes parents, et y'a une vieille version de "mama eu quero,
mama eu quero, mama eu quero mamaaaaaaa, da chupeta da chupeta !!!!!", C'est donc une reprise? O_O J'en suis comme deux ronds de flan -
cette expression ! hihi !)
Ce soir, l'eau dans mon verre vibre sous les basses de mon ventre. Il pleut, je pleure, relation de cause à effet. Vous pensez que "pleurer" et "pleuvoir"
ont la même racine originelle? On retrouve "pleu" dans les deux, ça me fait penser à "pleutre", mais ça va, j'aime bien les pleutres. Eux, ils me font penser à
"feutres".
J'aimerais bien être prise à Granville cet été...
Ce que je voudrais, c'est aller à la plage, j'ai déjà dû le dire. Me laisser porter par les vagues. Ne surtout pas me prendre la tête. ça tombe bien, c'est les vacances.
L'époque idéale pour se ressourcer.

Pourtant je pleure et vous n'y pouvez rien. J'veux m'engager nul part, et certainement pas dans les rangs des sentiments. ça me fait peur. A la
revoyure.
Mon chez moi fut agressé sauvagement par les vilains gestionnaires de skyblog.
Aujourd'hui donc est ma pandaison de crémaillère.
Ne faites pas attention aux cartons, asseyez-vous où bon vous semble, prenez un coup si ça vous dit, écoutez-moi ou pas, répondez-moi ou pas, Vous êtes libres en cet
endroit.
Dernière pensée pour ce qui fut là...