Dimanche 30 septembre 2007
Et je retournerai, la queue basse et le museau humide, dans ma niche de 9 mètres carrés, après un weekend dans ma ville
natale sans avoir vu personne.

Je savais d'avance que nos chemins seraient écartelés, mais je pensais encore qu'ils se recroiseraient parfois. J'exagère toujours à mort et je
m'en veux, un (tout petit) peu. Seulement, passer ses journées toute seule dans une nouvelle ville énorme me paraît insurmontable, et la joie que je me fais à l'idée de vous revoir reste une
source de motivation... Jusqu'à ce que... Je tourne en ville seule avec Boris seul, les queues basses et les museaux humides.

Je ne vous courrai donc pas après et ne vous demanderai plus de nouvelles sans réponses, je ne vous enverrai plus de petits
messages déprimés le soir, sauf à quelques excéptions qui se reconnaîtront et qui apprendront par la même occasion que leurs petits messages de temps en temps me font plus de bien que n'importe
quelle attention.

Je m'en retourne donc, la queue basse et le museau humide, lire mes livres et manger mes chips, en oubliant comment c'était
avant, en me fondant dans ce que sera après, MA vie seulabre d'adulte blasée.

Vous les copains je n'vous oublierai jamais...
Dimanche 23 septembre 2007
La solitude amène bien des choses. Je dévore des lectures sérieuses et décalées à la fois, des choses qui vous mettent mal à l'aise, entre le dégout, la colère, la
tristesse, la joie, l'amour et l'envie de dégueuler un peu aussi parfois. Des lectures de vie somme toute. J'aimerais partager mes heures entre trop de choses et c'est déchirant comme un bon
livre. Les cours, l'amoureux, les amis, les nouveaux amis à se faire, les courses, le sommeil, la lecture, le cinéma, le théâtre, le sport, le travail scolaire, le travail économique, une
association, la découverte de Nantes, les musées... Tu crois que c'est conciliable toi? Je mange mal et je me porte bien. je crois que je prends le temps. Ma cité semble vide. C'est dur de se
dire que je vais vivre là, jusque là j'ai horriblement squatté le lit doux et chaud de Bobo. Je pense qu'en plus je devrais tenter d'écrire. Peut-être sans queue ni tête, mais j'ai envie, sans y
arriver. Je découvre des classiques qui m'envoutent et j'oublie pour un temps la nouveauté. J'en ai déjà tellement qui s'impose d'elle-même. Je ne sais pas si ça ressemble à une nouvelle vie,
mais elle prend en tout cas un virage radical. Je commence réellement à partir de lundi. Pour l'instant le quotidien reste le même, les vacances en plus. Au fond je suis très bien entourée. Mais
qu'est-ce que j'ai des gouffre de solitude parfois. J'ai jamais su pourquoi je pleurais subitement et futilement, je vais bien, ne t'en fais pas. Je ne retournerais pas au St James. "On reviendra
pas et merci pour le verre d'eau". J'aimerais faire enfin place à la profondeur mais tous ces mots restent desespérement superficiels. J'en demande trop surement. Un don ne se force pas. Je ne
l'ai pas et tant pis. J'aurais rêvé savoir décrire les sentiments et le quotidien, en mots ou en images, mais tant pis, je regarde ceux qui le fond si bien avec des grands yeux admirateurs de
gamine, et j'y prends beaucoup de plaisir. Je prends beaucoup de plaisir égalemment à découvrir mon nouvel amoureux. J'y trouve quelque chose de nouveau à apprécier tous les jours, et je l'aime,
pour sûr. Je pense que BC et MT s'aimaient trop, et c'est un sujet qu'il faudrait que j'approfondisse en argumentant, parce qu'au fond j'en suis certaine. C'était pas un bel amour, c'était un
amour fou et passionnel, un amour peuplé de joie et de profond desespoir, de profonde violence intérieure et malheureusement extérieure, de profonde haine aussi, puisqu'elle est si proche
celle-là. J'aurais voulu ne pas faire cette réflexion vexante à la fin d'une si belle journée, et je m'en excuse encore. J'aime beaucoup le ciel bleu de Nantes et les bâtiments blancs et
imposants de cette ville. Le soleil dessus, c'est très beau. Je me demande ce que peut être un hiver dans une ville. Heureusement que je t'ai tout à côté de moi, car j'ai besoin de toi, tout à
côté de moi. Je vais vous laisser. ça fait long et c'est inintéressant.
Voilà, je pars. Dans une heure mon auto voguera sur la route qui me mène vers mon avenir proche. Il fait
beau et ça donne très peu envie de quitter mon jardin ensoleillé. Ce soir je me blottirais dans ta couette, j'aurais surement très envie de pleurer mais tu vois
je me retiendrai, parce que tu es beau et que j'aime te voir heureux quand je souris. Alors je me ferais une raison et mercredi matin je
déballerai mes affaires dans un nouveau lieu à conquérir. Les conquètes? ça ne me va pas beaucoup. Heureusement que vous êtes là, et surtout toi, pour m'aider à m'acoutumer à mon nouveau chez moi. Ma voiture est chargée, et je suis partagée entre l'envie de sauter de joie et celle de
fondre en larmes. J'opte pour le raisonnable, malheureusement, comme d'habitude, et je n'dis rien et je n'fais rien. Gros bisous à vous tous que je reverrai quand je reviendrai. Je vous aime...
Mercredi 5 septembre 2007
Vous savez quoi? Hier encore j'avais la niaiserie de croire que le monde développait encore un semblant d'humanité. Depuis j'ai vu Hotel
Rwanda, et j'ai appris que lorsqu'on venait en aide à un peuple en détresse, c'est qu'il avait un intérêt économique à nous apporter. Infamité suprême, ceux qui n'ont aucun intérêt
financier, on les laisse crever. Je savais que le monde était régit par l'argent, mais jusque là, jusque dans cette bassesse indigne, cette corruption des coeurs et des esprits, ça me flingue.
Putain d'Occident boiteux et grotesque, relève la tête et vois le monde, vois les yeux des enfants et les blessures de leurs parents. Regarde ces gens alignés en rang
qui ne veulent qu'une chose : vivre décemment. Et regarde toi ton ignoble grandiloquence, ton infame
capit(u)lisation, ton horrible grandeur pédente et indécente, oui, rééllement indécente. J'avais la suite de mon texte mais mon ordinateur a buggé. Je ne sais plus
quoi écrire maintenant quec'est refroidi. ça me paraîs tellement impossible à exprimer, comme une peur panique au fond.

"Les casques bleus n'ont rien pu faire.... Hey peuple d'occident, réveille toi réveille toi, car le matin en déjeunant c'est notre misère que tu bois hey hey hey peuple
d'occident réveille toi réveille-toi, car si je viens maintenant c'est pour te prendre ce que je n'ai pas hey peuple d'occident..." Tryo